Métiers

[Métier] Adrien, responsable digital à la Web School Factory : le marketing au service d’un produit utile

Dans l’imaginaire collectif, le marketing incarne toutes les dérives de la société de consommation, on l’associe aux stratégies de manipulation les plus immorales pour faire du chiffre à tout prix. Et pourtant, le marketing ce n’est pas que ça. Utilisé à bon escient et dans le respect de certaines valeurs, le marketing sert à favoriser la rencontre entre un utilisateur et un produit qui lui rendra réellement service.

Adrien Pepin, responsable digital de La Web School Factory, a la chance d’utiliser ses compétences en marketing pour les mettre au service d’un produit qu’il juge utile, et noble. Chaque jour, il trouve du sens dans son travail en aidant les jeunes à s’orienter et à trouver leur voie dans le monde changeant du web.

Portrait.


Depuis 3 ans, je suis responsable digital de La Web School Factory, une école à taille humaine qui propose une pédagogie nouvelle autour des métiers du web.

La Web School se positionne à la croisée entre les écoles de commerce, écoles d’ingénieur, écoles multimédia…

Elle propose des nouvelles pédagogies très pragmatiques, collaboratives, tournées vers le projet. Les étudiants mettent en pratique la théorie enseignée en cours à travers de nombreux projets avec des entreprises.

L’objectif est de former des futurs managers du numérique, qui ont mis les mains dans le cambouis au tout début et qui ont aussi énormément de compétences autour du management, du business, de la gestion d’équipe.

Je m’occupe de toute la partie communication et web marketing. J’ai en charge l’ensemble de l’acquisition online à travers ses différents leviers (réseaux sociaux, adwords, emailing…) ainsi que la communication de l’école (rédaction, marketing de contenu, social media…).

C’est une petite école, avec une petite équipe, où tout le monde s’entraide. C’est pour ça que j’interviens ponctuellement avec la responsable des admissions. Par exemple, je vais participer au salon, intervenir lors des journées portes ouvertes pour raconter mon parcours aux jeunes qui viennent nous voir et échanger avec eux…

Mon objectif est vraiment de les conseiller, de leur présenter ce qu’on fait, et de chercher à  comprendre ce qui les intéresse vraiment pour leur recommander plusieurs typologies de parcours.

Je ne m’étais pas destiné à des missions d’orientation et au monde de l’éducation, pour aider les jeunes à trouver leur voie. Je suis tombé dessus un peu par hasard, mais j’y ai vraiment pris goût, ça me passionne. J’aide les jeunes à s’orienter dans les métiers du web. Je les aide à réaliser que, certes c’est un choix difficile, mais qu’en même temps ils peuvent enfin suivre leurs envies. Il faut prendre l’orientation comme une chance et pas comme une contrainte pour faire plaisir à papa et maman.

Une voie toute trouvée

J’ai eu la chance de trouver ma voie sans encombre. J’ai toujours eu des facilités jusqu’en première. Cette année-là, j’ai négligé un peu le lycée parce que je passais beaucoup de temps sur mon ordinateur à faire des sites web, une web radio en ligne…

Du coup, j’ai failli redoublé. Ça m’a réveillé et j’ai mis les bouchées doubles en terminale pour obtenir mon bac S. J’ai ensuite regardé toutes les orientations possibles pour me lancer dans l’informatique, et j’ai découvert ce qui à l’époque s’appelait DUT SRC et qui s’appelle maintenant DUT MMI (Métiers du Multimédia et de l’Internet). C’est une super formation publique, car très polyvalente : design, développement, marketing, vidéo…

Au départ je m’étais plutôt orienté vers la technique avec deux stages dans le développement web. Puis la dernière année, j’ai réalisé un projet tutoré qui consistait à créer le webzine du DUT. Je me suis rendu compte que l’aspect communication, média, réseaux sociaux me plaisait énormément et que je n’avais pas vraiment envie de programmer et voir des lignes de codes toute la journée.

A la fin de mon DUT, j’ai décidé de poursuivre mes études vers un BAC+5. J’ai donc cherché un école tournée vers le projet et le concret. J’ai décidé de rejoindre HETIC, qui était une des premières écoles privées dans le web. Ça m’a énormément plu. J’ai fait des stages dans la communication et les réseaux sociaux, notamment chez We Are Social. Puis j’ai enchainé en stage, alternance puis CDI chez FrenchWeb, magazine des professionnels du web.

Les projets en parallèle, terrain de jeu pour développer ses compétences

Je suis quelqu’un d’assez curieux qui a toujours aimé avoir des activités à côté. J’ai deux petits projets en parallèle de mon job à La Web School, que je développe quand j’arrive à trouver du temps.

Il y a AvecMonCafé que j’ai lancé pendant la période où je cherchais du boulot, entre mon ancien job chez Frenchweb et mon recrutement à La Web School. J’avais du temps en plus de ma recherche d’emploi et je n’avais pas envie de me tourner les pouces. Donc j’ai créé une newsletter hebdomadaire pour les passionnés du web avec une sélection de sujets qui parlent du digital au sens large (marketing, innovation, design, etc).

J’ai aussi un blog dont le nom parle de lui-même : Partir De Paris. C’est un terrain de jeu, avec un sujet qui m’intéresse, et qui me permet de m’amuser, de faire des expériences, sans pression, de tester quelques techniques sur le web.

Je pense qu’avoir ce genre de projets est très utile pour décrocher un job et nourrir son job actuel. Ça permet de rester en alerte, de se tenir au courant. C’est d’autant plus important dans un domaine comme le web et le numérique.

Un travail qui a du sens

Je m’épanouis dans mon travail parce que j’apprends plein de choses, que je crois en ce que je fais. Je peux aussi utiliser ma propre expérience personnelle pour aider des jeunes qui sont souvent dans des périodes de flou, et qui ne savent pas forcément qu’il y a énormément de métiers possibles dans le web et de formations différentes pour y arriver.

Je ne serais pas capable de mettre mes compétences en marketing au service de quelque chose en lequel je ne crois pas. Aujourd’hui, je trouve beaucoup de sens en ce que je fais. C’est extrêmement gratifiant de voir des jeunes, que l’on a conseillés et qui intègrent l’école s’éclater dans ce qu’ils font. C’est la preuve que je les ai correctement aidés et que l’école les aident à se révéler.

Je conseille toujours les jeunes avec sincérité avec pour objectif de m’assurer que c’est bien l’école qu’il leur faut. Je ne suis pas du tout dans un discours commercial qui force, mais dans un accompagnement intelligent. On parle de leur avenir, j’estime qu’on a une part de responsabilité avec laquelle il ne faut pas jouer.

S’orienter dans les métiers du web

Le digital, ce n’est pas tant une filière comme l’hôtellerie par exemple, mais plutôt un domaine qui irrigue les différents secteurs. Il faut aussi remettre quelques notions au clair. Il y a l’informatique qui est très technique. Il y a le web qui englobe la technique mais aussi le design, le marketing… Et plus loin encore, le numérique qui relie le web, qui est virtuel, au physique.

Selon moi, une bonne école dans le web c’est une école qui est capable d’évoluer, et qui est aussi capable d’inculquer à ses élèves comment travailler en équipe, de leur fournir les clés de compréhension du domaine dans son ensemble. C’est une école qui forme à travers le projet, le pragmatique, pour apprendre à adopter la bonne attitude en entreprise, à rebondir, à s’adapter… Parce que la technique devient très vite obsolète dans ces métiers qui évoluent à vitesse grand V. Ce sont les stages, l’alternance et les projets qui permettent de se confronter directement à l’entreprise, d’apprendre à fonctionner dans cet environnement, à prendre les initiatives.

Personnellement, ce que m’a apporté l’HETIC, ce n’est pas tant les compétences techniques que la capacité à m’adapter, et à être curieux. C’est ce qui m’a permis de me construire, de trouver ma voie, de me rendre indispensable dans une entreprise.

Le paysage des écoles dans le numérique est de plus en plus large avec des différences de positionnement: Bac+2, Bac+5, privé, public…

Je ne pense pas qu’il y ait une meilleure école du web parce que ça dépend vraiment des besoins de chacun et chaque école a ses spécificités.

Pour trouver l’école la plus adaptée, il faut creuser un maximum et surtout parler le plus possible avec les écoles, les étudiants, les professionnels, aller aux portes ouvertes, en salon et ensuite avoir un minimum de recul pour évaluer si le discours est sincère ou pas. Pour évaluer une école on peut regarder les entreprises partenaires, les débouchés, ce que font les diplômés après l’école…


En savoir plus

Adrien est un Bloomeur ! Retrouve son témoignage sur Bloomr.

Le web t’intéressse ? Adrien a publié une présentation pour tout savoir sur les écoles, les formations et les métiers du web 

Retrouvre Adrien sur Linkedin et Twitter.

 


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