Histoires de... Métiers

[Métier] Infirmière scolaire, raconté par Isabelle

Metier infirmiere scolaire

Isabelle est infirmière depuis 30 ans et infirmière scolaire depuis 20 ans. Elle a exercée dans divers établissements parisiens, collèges, lycées et prépa. Elle nous raconte son métier riche et passionnant au contact des jeunes.

Des études concrètes aux nombreux débouchés

Après un bac scientifique je n’avais pas de réelles motivations pour des études supérieures. J’ai donc choisi de voyager un petit peu, puis après j’ai eu l’occasion d’avoir un poste en tant que monitrice éducatrice dans une institution. Je me suis rendu compte à la fin de cette mission que je préférais me diriger vers des études qui soient plus concrètes et qui me permettent de travailler à l’international et dans beaucoup de secteurs. Ce dont j’étais sûre aussi, c’est que je voulais un métier qui allait être en permanence en relation interpersonnelle. C’est pour ça que j’ai choisi des études d’infirmières, qui duraient un temps relativement court et qui offraient énormément de possibilités de travail.

J’étais assurée de pouvoir trouver un travail à peu près n’importe où, n’importe quand.

Plus tard, la première motivation pour passer du métier d’infirmière en hôpital à infirmière scolaire a été de pouvoir mener de front une vie de famille et une vie d’infirmière, avec des horaires qui me permettent de m’occuper de mes enfants tout en ayant une vie professionnelle à part entière.

Un métier riche, très relationnel et au service des autres

En tant qu’infirmière scolaire, mon métier consiste à accueillir une population d’élèves et d’étudiants pour tous les motifs qui concernent la santé, dans la dimension physique, psychologique et relationnelle. Les demandes sont très variées et c’est ça qui fait la richesse de cette profession. Je trouve que c’est un travail passionnant.
On va avoir un rôle d’accompagnement, un rôle de repérage des problèmes de santé qui peuvent survenir au cours du développement pubertaire et au cours des années d’adolescence et aussi un rôle de prévention, concernant l’hygiène de vie et la prévention de toutes les pathologies chroniques.
Ce qui est très intéressant, c’est qu’on a affaire à une population jeune et saine, par opposition à la population hospitalière. On est donc plutôt dans une relation d’aide que dans une relation thérapeutique. Il n’y a pas de travail technique à proprement parler, mais par contre il faut apprendre les techniques de l’écoute et de la relation, que l’on n’apprend que très peu au cours des études.

Savoir communiquer pour être reconnue au sein du réseau

On a une énorme autonomie, on peut vraiment choisir les missions que l’on trouve les plus pertinentes par rapport au lieu d’exercice. On travaille aussi en réseau, mais ce réseau c’est nous qui le construisons. On peut travailler énormément avec les équipes pédagogiques, tout comme on peut se replier dans son infirmerie et ne voir jamais personne ; c’est selon la personnalité de l’infirmière et selon sa volonté.

Si on le souhaite, on peut être une pièce majeure dans l’ensemble du réseau pédagogique et éducatif de l’établissement.

La plus grande difficulté est donc de s’imposer comme quelqu’un qui a une connaissance tout à fait particulière par rapport aux autres membres de l’institution et d’avoir cette place reconnue, au sein du réseau, comme quelqu’un vers lequel on doit aller quand on est inquiet pour un élève ou pour demander une aide quand on se trouve un peu désarmé, en tant qu’enseignant, par rapport à des difficultés que l’on suspecte chez un élève. Ça se sait assez vite si on peut avoir confiance ou pas en l’infirmière de l’établissement, et ça, c’est tout un travail de communication. L’infirmière doit être une grande communicante.

Elle doit aussi savoir définir ses missions et être capable de les inscrire au sein d’une institution dans laquelle elle va être la seule à représenter ces missions. Il faut qu’elle ait la force de s’imposer dans une équipe où les autres ne savent pas à quoi elle sert. Il faut donc qu’elle ait de l’ouverture d’esprit et une grande tolérance, tout en gardant toujours le souci du secret professionnel.

Un manque de reconnaissance et peu de perspectives de carrière

Globalement, la profession d’infirmière est peu reconnue et la profession d’infirmière scolaire l’est encore moins. On pense souvent qu’on est des sous infirmières, alors qu’on a eu une formation complémentaire. Ce qui est difficile, c’est qu’il n’y a aucune possibilité de carrière. On plafonne assez vite. Mais maintenant que les formations ont été mises au niveau licence et qu’on commence à développer des masters, il y aura peut-être un développement des sciences infirmières dans les années à venir avec une reconnaissance plus importante de cette profession.

Isabelle est une Bloomeuse ! Lire son portrait sur Bloomr.


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