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APB approche et mon enfant ne sait pas quoi faire plus tard

Si vous êtes dans cette situation, quelques mois difficiles et angoissants s’annoncent.

Vous trouvez que c’est absurde de devoir faire des choix aussi structurants aussi tôt dans une vie ? Vous vous interrogez sur la pertinence du système et de son algorithme ? Nous aussi, mais il va falloir faire avec : avant le 20 Mars, votre enfant devra avoir renseigné ses voeux dans la machine.

Une option parfois tentante et radicale, mais déconseillée : choisir à sa place. Nous aimons beaucoup la manière toute en douceur dont Wilhelm von Humboldt (philosophe et ministre de l’éducation du 18ème siècle) l’exprime : « il vaut mieux être mû par une nécessité intérieure que poussé par une contrainte extérieure ».

Il s’agit plutôt en effet d’accompagner votre enfant dans cette étape délicate, de l’aider à avancer, avec un état d’esprit positif.

La question fondamentale est la suivante : “Comment puis-je aider mon enfant à identifier des pistes qui lui correspondent ?”.

Pour l’aider à réfléchir sereinement, notre premier conseil serait de faire attention à l’idée reçue qu’il n’y aurait qu’une seule piste. Il y a des pistes, pas une seule, et c’est même plutôt sain de se forcer à en trouver plusieurs.

En effet, votre enfant exercera plusieurs métiers dans sa vie, peut-être même plusieurs métiers en même temps, tout le contraire de la vision du métier fait pour lui sur laquelle il a peut-être (et vous aussi) tendance à se focaliser. Cette vision ne cesse paradoxalement de gagner du terrain dans les esprits (en France)* alors qu’elle n’a jamais été aussi fausse…peut-être l’angoisse de ne pas trouver de métier du tout, liée au chômage de masse : la pensée devient binaire, 0 ou 1 métier, mais au-delà…

Ensuite, et c’est encore plus important, il faut que ces pistes lui correspondent, et nous revenons à notre ami Humboldt : elles doivent idéalement sortir de lui, de son intériorité. Cela implique une chose primordiale et trop rare : que votre enfant prenne le temps de la réflexion.

Malheureusement, ce n’est pas le premier réflexe, et ceux qui cherchent leur voie préfèrent souvent (nous grossissons le trait volontairement) :

  • parcourir des listes de métiers sur internet, dont une bonne partie n’existeront bientôt plus, sans compter ceux qui vont apparaître et que nous ne connaissons pas encore
  • faire des tests : faciles et rapides, et s’il vous plaît gratuits, ils évitent d’avoir à réfléchir
  • ne rien décider, et prendre la voie toute tracée ou suivre ses potes de lycée (c’est un peu comme jouer au loto, ça marche pour certains et pas pour d’autres)
  • aller dans des salons d’orientation, et y trouver sa voie au hasard d’un stand, en général dans une école privée et chère (ça tombe bien, les taux d’intérêt sont bas)

C’est prendre les choses à l’envers : il faut commencer par soi, par mieux se connaître, par révéler ses forces et ses talents pour (re)prendre confiance et avoir un socle sur lequel avancer.

Et c’est là que survient l’obstacle principal : amener votre enfant à avoir une réflexion approfondie sur lui même. Il est déjà bien occupé par ses devoirs et ses activités extra scolaires, et quand il a un moment de répit il préfère sans doute se détendre.

Dans le pire des cas, l’adolescence est de la partie et votre relation avec lui n’est pas forcément apaisée (là aussi, c’est normal, un autre passage obligé, comme APB…).

Suivant sa personnalité et votre relation avec lui, vous pouvez

  1. Lui proposer de voir un coach spécialisé en orientation, il faut en trouver un bon et avoir les moyens mais ça peut vraiment l’aider (si vous n’avez pas les moyens, certaines associations proposent du coaching gratuit).
  2. Lui offrir un programme d’orientation disponible sur internet, le programme Bloomr ou un autre. C’est beaucoup moins cher, plus en phase avec son côté digital native, et ça a l’avantage de lui permettre de gérer lui même son degré d’autonomie, mais c’est moins individualisé.

La démarche la plus pragmatique : commencer par lui proposer le programme d’orientation, et poursuivre avec du coaching si nécessaire.

Une dernière chose : il est bon d’entrer dans cette démarche le plus tôt possible, il faut pouvoir prendre le temps, laisser décanter les choses, échanger. La peur obstrue l’horizon, et démarrer 15 jours avant le clôture des voeux dans APB, ce n’est pas une bonne idée.

*Google Trends sur la recherche “quel métier” depuis 2004

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