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Des jours avec et des jours sans

Trouver un travail épanouissant et qui nous plait ne signifie pas que tout devient facile, mais qu'on trouve du sens et du plaisir dans l'effort à fournir.

« Choisis un travail que tu aimes, et tu n’auras pas à travailler un seul jour de ta vie” – Confucius

Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai lu cette citation en introduction d’un article sur le bonheur au travail ou comment trouver sa voie.

A priori, on ne peut pas lui reprocher grand chose. Qui pourrait nier que quand on aime son job, on prend plus de plaisir à la faire ?

Mais si elle me fait un peu grincer des dents, c’est que, pour moi, elle sous-entend qu’aimer son travail et travailler sont incompatibles. Autrement dit, que si on a le sentiment de travailler c’est qu’on n’aime pas son job et a contrario, si on aime son travail c’est que ça n’en est pas un.

Cette citation fonctionne à merveille si on considère le travail comme l’opposé absolu de quelque chose de plaisant. Une vision largement répandue, d’autant qu’on dit souvent que le mot travail viendrait du latin ‘tripalium’…un instrument de torture. Par définition, si on considère que le travail est pénible par essence, un travail que l’on prend plaisir à faire est le contraire d’un supplice, et donc ne peut plus être appelé “travail”.

Sauf qu’associer le travail à un supplice est une vision bien réductrice. D’ailleurs, il semblerait que l’étymologie du mot travail n’ait peut-être rien à voir avec une torture tout compte fait. 

Alors ça voudrait dire quoi, travailler, aujourd’hui?

Selon le CNRTL, travailler c’est surtout exercer ‘un effort continu en vue de produire quelque chose’ et/ou ‘une activité dans le but de gagner de l’argent’. Une vision, nettement plus neutre, sans jugement de valeur, et favorable au bonheur au travail.

Quand on envisage le travail sous cet angle, la citation de Confucius ne marche plus : il n’y a plus d’opposition entre le fait d’aimer son travail et celui d’avoir le sentiment de travailler, c’est à dire de fournir un effort.

Bien souvent, plus on aime son job, plus on a envie de se dépasser. Donner le meilleur de soi-même demande généralement de sortir de sa zone de confort, ce qui n’est jamais facile. Au contraire, c’est même beaucoup d’effort, ça implique de prendre des risques et de faire preuve de persévérance.

C’est vrai pour le travail comme pour toute autre activité qui nous tient à coeur et dans laquelle on a envie de réussir, que ce soit lire un livre sur un sujet complexe qui nous intéresse, apprendre à jouer de la musique où s’entraîner pour un sport.

On prend du plaisir dans ce processus si on est passionné par ce qu’on fait, mais il n’empêche que c’est rarement une promenade de santé. Il y aura toujours des moments difficiles, des moments où on aura envie de succomber à la facilité. Et pour lutter contre cette tentation, il faudra se forcer un peu. Il faudra faire un effort.

Vous avez déjà rencontré quelqu’un, vous, qui trouve géniale chaque minute de chaque jour au boulot ? Qui adore absolument toutes les tâches qu’il doit accomplir et surtout, qui est capable de les accomplir sans effort, avec aisance ? Pas moi.

Il y a toujours au moins un petit aspect de notre job qui nous barbe. Des jours où on se lasse un peu, où on n’arrive pas à avancer, où on trouve une limite à nos compétences, où il faut gérer les collègues ou les clients, où on a mal dormi mais il faut y aller quand même. Des jours où on se verrait bien mieux en train de regarder une série ou de lire un bon roman plutôt que de bosser.

Pour ma part, quand j’ai décidé de travailler à temps plein sur Bloomr, je me suis dit que mon rapport au travail allait radicalement changer, maintenant que je pouvais me consacrer à quelque chose que j’aime vraiment. Que tout serait plus…facile. J’allais pouvoir bosser de chez moi, selon mes horaires, sur les sujets que j’aurais choisis et qui me passionnent. Depuis, je me suis rendu compte que même si c’est quelque chose que j’aime, ce n’est pas si simple. Pas si simple d’avoir la discipline de faire des choses nouvelles, de ne pas succomber à toutes les distractions qui m’entourent. Ca reste du travail, et de l’effort à fournir. Il y a des jours avec et des jours sans. Des jours où je suis dans le flow total, et des jours où je dois me pousser pour m’y mettre.

Bref, ce n’est pas parce qu’on exerce une activité avec passion et enthousiasme que tout va soudain nous sembler facile, plaisant et léger.

Le risque, si on croit à cette illusion, c’est d’avoir des attentes irréalistes, et de tomber de haut si, lorsqu’on aura trouver un job qui nous plaît, on ne flotte pas chaque jour sur un petit nuage. Même un job qui nous passionne demandera des compromis, et aura des avantages et des inconvénients.

Ce qui compte, c’est de sentir qu’on est à la bonne place et qu’on s’épanouit même dans les moments difficiles. Parce que quand on aime ce qu’on fait, l’effort que l’on doit fournir pour donner le meilleur de soi-même et réussir dans sa vie pro devient un plaisir et prend tout son sens.


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