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Nos attentes professionnelles sont-elles irréalistes?

Plus que jamais, les nouvelles générations aspirent à trouver dans le travail du sens et une source d'accomplissement et d'épanouissement. Est-ce utopique?

Je fais partie de la génération Y. Les « millenials », comme on nous appelle en anglais.

Beaucoup d’encre a coulé pour décrire cette génération, dans des termes plus ou moins élogieux. Plutôt moins, en général. Particulièrement lorsqu’il s’agit de notre rapport au travail.

On nous dit fainéants, impatients, égocentriques, narcissiques, capricieux et naifs. Une génération d’enfants gâtés et prétentieux, qui a une trop haute estime d’elle même à force de s’entendre dire par ses parents qu’elle est unique et spéciale. Des rêveurs immatures qui pensent que tout leur est dû et veulent tout, tout de suite et sans effort.

En creusant bien, certains parviennent tout de même à nous trouver quelques qualités: ouverts d’esprit, créatifs, adaptables, soucieux du monde qui nous entoure et engagés…

Avec un tel bagage, pas étonnant qu’on soit victimes de nos attentes irréalistes et d’insatisfaction chronique, comme l’illustre de façon condescendante mais pleine d’esprit un article publié en anglais sur Wait but Why et traduit ici.

Il y a bien sûr du vrai dans ce portrait peu flatteur des “Yers”, même si on peut difficilement généraliser des traits de caractères à toute une génération.

Ce qui est sûr, c’est que nos valeurs et nos attentes se répercutent sur notre rapport au travail. Tandis que les générations précédentes aspiraient souvent à une carrière stable, on rêve nous d’autre chose.

Plus qu’un mal nécessaire pour gagner sa vie, on envisage notre travail comme un moyen de s’accomplir, pas uniquement financièrement mais aussi humainement. Et on refuse de gâcher notre énergie pour quelque chose qui ne nous satisfait pas.

Notre définition du succès à changé. Elle ne se limite plus à devenir riche et obtenir un poste prestigieux et socialement reconnu. On rejette la vie de bureau des grandes entreprises pour célébrer l’indépendance et la liberté. Désormais, celui qui a réussi est celui qui gagne certes très bien sa vie, mais en mettant sa passion au service d’un objectif qui a du sens.

Le problème, c’est que nos attentes sont effectivement élevées. En plus d’un travail qui a du sens, on voudrait un bon salaire, des horaires flexibles, du temps pour nous, un environnement de travail agréable, de la reconnaissance, de l’autonomie, des challenges, de la passion.

Evidemment, la réalité du monde du travail nous fait vite déchanter. Lorsqu’on réalise que la voie choisie ne correspond pas à ce qu’on s’était imaginé, on se retrouve un peu perdus et désemparés. On commence à se poser certaines questions: qu’est ce que je vais faire de ma vie? Qu’est ce que je veux? Qui je suis? A quoi ça sert tout ça?

Bref, on fait l’expérience d’un phénomène répandu: la crise du quart de siècle. Il est au coeur de nombreux films, comme Lost in Translation, Libres et Assoupis ou Into the Wild.

Cela ne concerne bien sûr pas tout le monde. Ce phénomène touche surtout les 25–30 ans de classe moyenne et diplômés. En d’autres termes, les privilégiés qui peuvent s’octroyer le luxe de cette réflexion.

La génération Y est-elle victime de ses tares? Cette crise n’est-elle en fait qu’un caprice d’enfant gâté, qui devrait déjà être bien content d’avoir un job correct? Le reflet d’une génération qui refuse l’effort et la difficulté et ne cherche que le plaisir? Est-on naïfs d’en demander plus?

Je ne crois pas. Je trouve même salutaire que ma génération aspire à autre chose. Qu’elle s’autorise à se poser ces questions essentielles. Qu’elle refuse de gâcher 25% d’un temps si précieux pour avoir le droit de profiter du temps restant. Et qu’elle continue à croire que notre vie professionnelle peut être une part aussi enrichissante et palpitante que n’importe quel autre aspect de notre vie. Ca ne veut pas dire refuser tout travail qui ne nous corresponde pas à 100% en attendant patiemment que le bon job nous tombe dessus. Simplement de continuer à se poser les bonnes questions et à chercher la meilleure voie possible.


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